Qu’il est donc difficile de réduire la dette, rétablir l’équilibre budgétaire sans mettre les ultra-riches à contribution. Surtout quand on se déclare néolibéral et ‘’pro-business’’
Alors, Sébastien Lecornu se torture les méninges et sort tous les artifices. C’est ainsi qu’il a (télé)commandé un rapport à la mission sur la transparence de la vie publique (c’est osé !), dont on connaissait les recommandations avant même sa publication : il faut prendre l’argent dans les poches des pauvres.
Alors, les missionnés n’avaient pour tâche que de trouver de nouveaux arguments pour enrober de nouvelles mesures autoritaires et austéritaires. Rien de nouveau, donc, ils sont partis du postulat que le redressement des finances publiques ne pourra se faire qu’en réduisant les dépenses de santé. L’argument est éculé ? Peu importe, on le reprend et on orchestre, au creux de l’été, une campagne de communication pour tromper le gogo.
Et à qui s’adresse le premier ministre pour lancer son opération ? A Paris Match, le magazine des ‘’people’’ propriété de Bernard Arnault qui s’arc-boute sur sa fortune et refuse de payer les impôts sur la fortune. Lecornu propose de réduire les remboursements pour ceux qui seraient de gros consommateurs de médicaments et de visites médicales. Lecornu ne s’arrête pas là : il prétend aussi s’en prendre aux pensions des retraités.
Malades et retraités pourront remercier le milliardaire de LVMH qui vole au secours d’une gouvernement (et d’un président) méprisant qui préfère une nouvelle fois les pages glacées de Paris Match aux débats au Parlement.
Il n’y a aucune coïncidence, le gouvernement (et le président) ne peut rien refuser à Bernard Arnault et vice versa.
Comme l’écrit un confrère journaliste, « Cette proposition s’inscrit, selon le locataire de Matignon, dans l’engagement de « réformes structurelles, même modestes » dans le prochain budget qu’il espère faire adopter « dans l’hiver », pour réduire un déficit « préoccupant » ».
A quelques mois des élections, on s’en rappellera !