Le football se joue aujourd’hui autant avec un ballon qu’avec le fric. Le plus bel exemple, en France, en est le PSG, propriété du fonds d’investissement du Qatar, QSI.
La Fédération internationale et son président Gianni Infantino viennent de donner un coup d’accélérateur à la prise du pouvoir par l’argent-roi.
Il a déjà permis à 48 équipes (au lieu de 36) de participer à la prochaine Coupe du monde, organisée aux Etats-Unis, au Canada et au Mexique, augmentant ainsi le nombre de rencontres et donc de retransmissions télévisées et de messages publicitaires. Aujourd’hui, il détourne l’une des revendications des joueurs appelés à jouer autour de midi en plein été, à savoir pouvoir s’hydrater en arrêtant les rencontres pour ce qui a été baptisé ‘’pause fraîcheur’’. Infantino a autorisé ce découpage des rencontres en quatre, comme au basket-ball, permettant ainsi la diffusion de nouveaux spots publicitaires.
La démarche est diabolique.
Gianni Infantino règne, hélas, en despote sur la FIFA. Il a même multiplié les gestes d’allégeance à Donald Trump. Il lui a décerné dans des conditions ténébreuses et mystérieuses le Premier Prix de la Paix de la FIFA dans le Bureau Ovale de la Maison Blanche ; la ‘’cérémonie’’ était grotesque et Trump franchement ému. On ne sait pas si ce prix l’a consolé de son échec au prix Nobel de la Paix.
Le président américain est totalement ignorant des choses du football ; sa dernière trouvaille, exiger des visiteurs étrangers exemptés de visas qu’ils fournissent l’historique de leur activité sur les réseaux sociaux et numéros de téléphone des cinq dernières années, ainsi que noms, dates et lieux de naissance des parents, a déjà rafraîchi les supporters des pays soumis à ce régime d’inquisition. Mais cela ne semble pas avoir troublé Gianni Infantino.
L’argent des sponsors et les droits de retransmission compenseront largement l’absence de supporters dans les stades américains. Le football selon Infantino peut se jouer sans spectateurs, l’argent coule à flot.
A n’importe quel prix !