On peut très bien vivre sans connaître Cyril Hanouna, un animateur des chaînes détenues par Vincent Bolloré. Cet individu abject est une honte pour une télévision dont la mission était d’être une fenêtre ouverte sur le monde et un vecteur de culture.
Cyril Hanouna, lui, véhicule dans ses émissions tout ce qui peut rabaisser l’intelligence humaine à ses instincts les plus primaires. C’est d’ailleurs la raison pour laquelle il est rémunéré à un niveau indécent par Bolloré, partisan d’une télévision brandie comme une arme de guerre idéologique.
Cyril Hanouna, donc, a été auditionné le 14 mars par la Commission sur l’attribution des fréquences TNT de l’Assemblée nationale. Le président de cette instance a été confiée à Quentin Bataillon, un obscur député du groupe cher à Emmanuel Macron.
Le 2 avril, c’est Hanouna qui rendait la politesse en recevant le député Quentin Bataillon dans son émission ‘’Touche pas à mon poste’’.
Précision importante, le rapport de la commission ne doit être rendu que le 7 mai.
Le parti du président de la République a réagi mollement en rappelant que les membres de la commission devaient faire preuve de réserve, mais sans condamner comme on aurait pu l’attendre, l’attitude de ce Bataillon, sans doute tout heureux d’avoir enfin une occasion de se montrer dans les étranges lucarnes et de sortir de l’anonymat des députés godillots.
Cet échange d’amabilités avec Cyril Hanouna explique sans doute le refus de certaines propositions d’audition par le président d’une commission.
Bref, voilà encore un député de Macron pris en flagrant délit de connivence avec un sbire de Bolloré. Ce n’est pas glorieux, mais pour gagner quelques voix d’électeurs, le parti Renaissance est prêt à ce genre de compromission. Avec la bénédiction du patron qui regarde de plus en plus du côté des idéologues comme Bolloré.