Capitalisme en crise partout. Régimes autoritaires partout. Discours guerriers partout.
Le lexique guerrier s’enrichit chaque jour et celui d’Emmanuel Macron est l’un des plus imagés. Il appelle chacun à être à son poste de combat, car, pour lui, notre liberté est menacée comme jamais depuis 1945. Le président de la République a décrété que les conflits sont multiformes et que, pour être libres dans ce monde, il faut être craints et pour être craints, il faut être puissants.
Tout naturellement donc, il a applaudi à la demande de Donald Trump à tous les pays de l’OTAN de porter l’effort d’armement à 5 % du PIB pour faire face à toutes les menaces. L’un des responsables du creusement de la dette de la France de plus de 1000 milliards d’euros trouve des milliards et fait appel au patriotisme et aux sacrifices.
Voilà qui est clair : citoyens, acceptez les sacrifices, nous, les dirigeants, veillons à assurer la défense des libertés et au diable les acquis sociaux.
Leur effort belliciste justifie tout, jusqu’au sacrifice. Partout ? Presque, car en Espagne le premier ministre s’est refusé à entrer dans la spirale guerrière.
Les vendeurs d’armes continuent donc de s’engraisser et de surarmer des esprits belliqueux.
Les dictateurs alimentent quotidiennement la course à l’armement. Vladimir Poutine annonce les essais d’un nouveau missile à propulsion nucléaire, unique que personne au monde ne possède, baptisé oiseau de tempête.
Donald Trump réplique immédiatement en intimant l’ordre à son ministre de la guerre de recommencer à tester les armes nucléaires, 33 ans après les avoir abandonnés.
Un vent mauvais souffle sur le monde à l’ère nucléaire. On voudrait que nos dirigeants ne soient pas des émules du Dr Folamour et que nos craintes sont vaines d’être, demain, les victimes non consentantes des jeux prétendument diplomatiques de quelques autocrates paranoïaques ; mais est-on rassuré pour autant.
Nous avons à combattre le réarmement fou qui mobilise des milliards et à rejoindre le mouvement pacifiste.Vaste programme