Que la France n’ait que l’équipe de football du PSG à offrir à sa jeunesse pour s’enflammer en dit long sur l’état de décomposition du pays.
Le PSG bâti à coup de millions d’euros par un état moyenâgeux, où les droits humains sont bafoués, notamment ceux des femmes ; le PSG gorgé de pétrodollars grâce à une main d’œuvre étrangère surexploitée ; le PSG véritable mosaïque des meilleurs joueurs de la planète. On pourrait dérouler tout ce système, vitrine du football business : dans l’équipe qui a gagné sa seconde coupe d’Europe, il n’y avait que deux Français titulaires, deux sont entrés en jeu et quatre sont restés sur le banc des remplaçants. Mais il y avait 4 Portugais, 1 Russe, 1 Géorgien, 1 Espagnol, 1 Ukrainien, 1 Brésilien, 1 Equatorien et 1 Marocain. Achetés très chers. Au Qatar, on ne compte pas quand il s’agit d’offrir le meilleur à sa vitrine diplomatique.
Alors, un peu de retenue dans les fêtes, les réceptions et les étalages des lubies d’un émirat d’un autre âge. Et expliquons aux jeunes, joyeux et exubérants jusqu’à l’excès, que le PSG ne mérite pas autant d’enthousiasme.
A défaut de participer à ce débordement honteux, on peut regarder le tournoi de tennis de Roland-Garros.
Pour déplorer aussi les excès du tennis business. Faire jouer sous le cagnard pendant près de 5 heures est un scandale ; mais n’attendons pas que les commentaires du service public s’en émeuvent : celui-ci a acheté les droits de retransmission et consigne est donnée de rester dithyrambique et de se contenter de louer le talent des vainqueurs.
Que de nombreux joueurs soient blessés et absents, que des têtes de série suffoquent et se trouvent éliminées rapidement, n’émeut ni les organisateurs, ni les journalistes.
Le fric a anéanti tout esprit critique.
Le sport business est pourri jusqu’à la moëlle.