La liste des jeunes morts au travail s’allonge dangereusement. Le dernier en date âgé de 18 ans a succombé après une manœuvre de déchargement d’un motoculteur chez un pépiniériste à Orange (Vaucluse). En avril, c’était un jeune de 15 ans d’un lycée professionnel de Bagnols-sur-Cèze (Gard) qui, en stage d’observation de classe de seconde, était mort écrasé par un chariot élévateur.
On a recensé 1287 morts au travail en 2023 (810 accidents du travail reconnus), parmi lesquels les moins de 25 ans sont surreprésentés.
Ces tragédies ne doivent rien au hasard ; selon la CGT, « le choix a été fait, depuis 2022, d’augmenter les temps de présence des mineurs en entreprise sous prétexte d’améliorer l’orientation et l’insertion professionnelle : stage d’observation pour les élèves de 2e générale et technologique, aides financières massives pour développer à marche forcée l’apprentissage, parcours différenciés en terminale bac pro. » Les jeunes exécutent parfois des tâches dangereuses, les mettant devant des situations auxquelles ils ne sont pas préparés.
Le syndicat poursuit : « L’entreprise est un mauvais lieu de formation. D’une part, les stages et l’apprentissage sont discriminatoires dans la mesure où ils reproduisent les inégalités d’accès au marché de l’emploi. D’autre part, poussée par une logique de rentabilité, l’entreprise n’a pas le temps d’accompagner les jeunes : les stages d’observation deviennent rapidement des stages d’exécution de tâches, parfois dangereuses. »
Les décès de jeunes au travail soulignent la nécessité de renforcer la formation aux règles du droit du travail et de la sécurité, ainsi que de mettre en place des mesures de protection pour les jeunes en formation.
Il est de plus en plus urgent d’adopter les mesures de protection des salariés et particulièrement des jeunes pour que le travail ne tue plus.
Voilà un autre chantier auquel le gouvernement de Macon évite de se frotter sous la pression des patrons pour lesquels les vies des salariés ne comptent guère.
Alors, il faut relever le défi : plus jamais ça ? Chiche.