Nicolas Sarkozy a un culot monstre ; il n’a jamais hésité à prendre (beaucoup) de distances avec la vérité. C’est la raison pour laquelle je n’ai jamais apprécié ce petit bonhomme et je crois qu’à partir d’aujourd’hui je vais encore moins l’apprécier, si c’est possible.
A la sortie du tribunal qui venait de rendre une sentence le conduisant à la case prison, il a eu des paroles honteuses mettant en cause l’honnêteté des magistrats de façon grossière et outrageuse, devant son épouse arborant un sourire narquois mais lourd d’inquiétude.
Nicolas Sarkozy se prétend innocent. Dont acte. Pourquoi n’avoir pas réussi à la prouver devant le tribunal ?
Le jugement, lourd de 400 pages, est particulièrement étayé et recoupe tous les éléments à charge. Les magistrats ont pesé leurs mots avant d’écrire : « Ces éléments rendent le prononcé d’une peine d’emprisonnement sans sursis, toute autre sanction étant inadéquate. »
Que l’ex-président de la République (quand même) ose mettre en doute le fonctionnement de la justice à son encontre, peut être lourd de conséquences, il ne l’ignore pas. Il aurait pu se défendre en utilisant des expressions adéquates plutôt que de proférer des mots blessant pour des magistrats qui ont eu la lourde tâche de juger une affaire de relations scandaleuses avec un dictateur sanglant en recherchant les indices les plus enfouis pour semer le doute.
Oui, mais voilà, Nicolas Sarkozy a tous les culots et, pour ce monstre d’audace, seule sa personne était visée, alors qu’il y a d’autres condamnés pour lesquels il n’a eu aucun mot.
Décidément, Nicolas Sarkozy a un culot monstre. Et peu d’envergure. Pauvre France.