Dans les pas de Benyamin Netanyahu, il y a encore des contempteurs de la reconnaissance de l’Etat de Palestine.

Mais de cet événement, ce sont les Palestiniens qui en parlent le mieux. Notamment Elias Sanbar, ce grand intellectuel, ancien ambassadeur de la Palestine à l’UNESCO, ex-négociateur des accords d’Oslo, poète, écrivain, et traducteur de Mahmoud Darwich.

Elias Sanbar, donc, a vécu la reconnaissance de son pays « comme une rupture qui me comble de joie », parce que les Palestiniens ont été trop longtemps relégués, invisibilisés. A France Inter, il a relevé dans le discours d’Emmanuel Macron que « Il y est fait très clairement acte que cela concerne deux peuples (…) dont l’un a toujours été considéré comme n’ayant jamais existé », ajoutant que la France « part du fait que l’un des acteurs concernés a le droit à l’autodétermination ».

Confiant en l’avenir d’un peuple à la vitalité surprenante et malgré les difficultés, il a balayé d’une phrase les déclarations des opposants : « D’ailleurs si c’est inutile, si c’est symbolique, si c’est au détriment des Palestiniens, comment expliquer la violence de la réaction israélienne ? »