Caroline Yadan est avocate et élue députée depuis juillet 2023, représentante des Français établis hors de France en 2024 (Israël, Italie, Turquie, Grèce, Chypre, Malte, etc.) ; elle a pris ses distances avec Macron après la reconnaissance de l’Etat palestinien par la France.
Elle a déposé un projet de loi qui « prétend lutter contre les formes renouvelées de l’antisémitisme ».
Une pétition contre ce projet de loi a recueilli à l’heure où j’écris ce billet plus de 708 000 signatures sur la plateforme de l’Assemblée nationale. Voilà qui mériterait d’être largement commenté et pris en compte.
Les signataires ont entériné les motifs d’opposition de la pétition qui dit : « lorsque l’on lit l’exposé des motifs, on remarque un amalgame entre l’antisémitisme et la critique d’Israël (antisionisme). On peut lire par exemple : « Cette haine de l’État d’Israël est aujourd’hui consubstantielle à la haine des Juifs. L’appel à la destruction de cet État, parce qu’il forme un collectif de citoyens juifs, est une manière détournée de s’attaquer à la communauté juive dans son ensemble. » Cet amalgame opéré par Caroline Yadan n’est pas innocent. En effet, en 2025, un tribunal correctionnel a relaxé une personne accusée d’antisémitisme pour avoir soutenu la cause palestinienne. Ce même tribunal a énoncé : “La référence à Israël ou au sionisme, défini comme un mouvement politique et religieux visant à l’établissement puis à la consolidation d’un État juif en Palestine, ne peut, à elle seule, être interprétée comme visant la communauté juive dans son ensemble”. On peut donc craindre que ce projet de loi ne cherche à contrer ces relaxes et à obliger les juges à opérer cet amalgame entre antisémitisme et antisionisme afin de faire taire toute critique contre Israël. »
Les auteurs de la pétition, tout en rappelant qu’il faut lutter de toutes nos forces contre l’antisémitisme, comme contre toutes les autres discriminations, jugent cet amalgame scandaleux pour trois raisons :
« – Il représente un réel danger pour la liberté d’expression, en muselant tout soutien à la cause palestinienne. Si ce projet de loi devait être voté, des slogans pacifistes comme « l’égalité et la liberté pour tous de la mer au Jourdain » pourraient faire l’objet de condamnations judiciaires. Le travail des journalistes et des chercheur.e.s pourrait également s’en retrouver censuré.
– Il appuie indirectement la colonisation de la Palestine par Israël, illégale au regard du droit international.
– Il dessert la lutte contre l’antisémitisme en assimilant les Juives et les Juifs à la politique de Benjamin Netanyahou alors que nombre d’entre elleux critiquent ouvertement (et à juste titre) cette politique mortifère. »
Malgré le nombre impressionnant de signatures, la commission des lois de l’Assemblée nationale a décidé de classer la pétition ce même jour ; une insulte aux plus de 700 000 signataires et un déni de démocratie.
Caroline Yadan apporte un soutien inconditionnel à Israël et à ses ‘’faucons’’, se comportant comme l’une de ses courroies d’influence. Elle s’est d’ailleurs distinguée en multipliant les attaques contre les journalistes auteurs de reportages consacrés aux massacres de Palestiniens à Gaza, les diatribes contre les organisations humanitaires, notamment Amnesty International ou contre Francesca Albanese, rapporteur spécial de l’ONU sur les territoires palestiniens.
Caroline Yadan est une provocatrice, mais surtout une militante venant en soutien inconditionnel du gouvernement de Netanyahu. Faut-il lui préciser que ceux qui dénoncent les actes délictueux du gouvernement d’Israël n’ont pas la haine du Juif comme elle le prétend. Il y a encore des citoyens capables de raisonner et de faire la distinction. C’est ce que cette députée ne veut pas entendre.