L’excellent magazine de la gauche socialiste américaine, Jacobin, a vivement réagi à l’annonce de l’assassinat de Charlie Kirk, 31 ans, présenté comme un influenceur du monde MAGA. Il dénonce le crime et craint les réactions de Trump, mettant en cause l’extrême gauche et même la gauche.

D’un long article, j’ai extrait ces quelques lignes :

« L’assassinat de Kirk est une tragédie. Moralement, c’est injustifiable. Politiquement, c’est une cause de grave inquiétude. Une spirale plus large vers la violence politique serait une catastrophe pour la gauche (…) Les tentatives d’assassinat de dirigeants politiques sont en augmentation, tout comme les meurtres à motivation politique de personnes moins notables. Bien que ce type de violence provienne de tout le spectre politique, la droite en est responsable d’un bien plus grand nombre que la gauche depuis plusieurs décennies. Au cours des dernières années, les assaillants semblent de plus en plus provenir d’éléments politiquement confus, mentalement perturbés et lourdement armés de la population américaine, dont la paranoïa et la désorientation générales se sont mêlées à une culture politique incohérente mais vicieusement polarisée (…) Avant la fin de la soirée, Donald Trump s’était adressé à la nation en disant : « Pendant des années, ceux de la gauche radicale ont comparé de merveilleux Américains comme Charlie à des nazis et aux pires meurtriers de masse et criminels du monde. Ce genre de rhétorique est directement responsable du terrorisme que nous voyons dans notre pays aujourd’hui, et il doit cesser dès maintenant » (…) L’assaillant n’a pas encore été identifié, et aucun mobile n’a été confirmé, mais cela n’a pas empêché le président de mettre le meurtre de Kirk sur le dos de toute la gauche et de jurer des représailles (…) Le meurtre de Kirk n’est pas susceptible de démoraliser mais d’enhardir la conviction de l’extrême droite, qui fera sans aucun doute de Kirk un martyr de sa cause. En effet, l‘utilisation de ce terme par des personnalités de la presse de droite a déjà commencé. Il est tout à fait éligible pour la création d’un tel mythe, étant donné qu’il n’a jamais mis le doigt sur personne et qu’il a été abattu de sang-froid alors qu’il était en train d’exprimer ses opinions politiques (…) Il n’y a rien à célébrer ici. En effet, il y a beaucoup à craindre. »

Jacobin a raison. Avec Donald Trump, il n’y a pas beaucoup mais tout à craindre.