En ce jour de grèves, Dominique Seux, plumitif de Bernard Arnault aux Echos, éructe et c’est bon signe. Mais quel dédain pour ceux qui osent demander une meilleure égalité fiscale, de meilleurs salaires, de meilleures conditions de vie tout simplement, quand il est prouvé que les riches comme son milliardaire de patron ne savent plus où placer l’argent dont ils sont gavés.

Dans les Echos du jour Seux écrit donc : « La journée de grèves et de manifestations de ce jeudi 18 septembre s’annonce suivie. Le problème est qu’elle va encourager les plus radicaux alors que c’est d’un esprit de compromis raisonnable dont nous avons besoin. Cette fois, l’opération « Bloquons tout » va réussir. Autant les blocages promis pour le 10 septembre ont fait pschitt, autant il est d’ores et déjà acquis que, ce jeudi, des écoles et des crèches seront fermées, des trains arrêtés et des métros fermés. Car la mobilisation, selon le mot consacré, s’inscrit dans le rituel archi-balisé des rentrées sociales en France. La seule différence apparente est qu’elle arrive tôt dans la saison.C’est pourtant loin d’être la seule. La première curiosité est que les manifestants battront le pavé contre l’austérité d’un gouvernement qui est tombé. Personne ne sait ce que veut faire Sébastien Lecornu, à la tête d’une équipe condamnée aux affaires courantes. La seconde étrangeté est que les syndicats font une incursion rare dans le cœur du terrain politique, l’élaboration du budget. On est loin des salaires et des retraites. »

A ce stade de mépris pour ceux qui luttent et à ce stade d’ignorance du syndicalisme, Dominique Seux est totalement discrédité. Celui qui est éditorialiste économique sur le service public (France Inter) devrait être privé d’antenne comme ceux que Mme Sybile Veil a sanctionné récemment.

En outre, faire croire que Sébastien Lecornu, issu du parti LR et désormais ami très proche de Macron, prépare l’annonce d’une politique sociale, c’est soit le signe d’une ignorance crasse, soit d’une marque de mépris supplémentaire envers les syndicats.

Dominique Seux appelle à un ‘’compromis raisonnable’’, mais c’est lui qui déraisonne. Hélas, en toute lucidité, bloqué par son dogme ultra-libéral.