Robert Badinter a eu un argument me semble-t-il décisif devant les députés lors du débat sur l’abolition de la peine de mort : « Demain, grâce à vous la justice française ne sera plus une justice qui tue. Demain, grâce à vous, il n’y aura plus, pour notre honte commune, d’exécutions furtives, à l’aube, sous le dais noir, dans les prisons françaises. »

Hélas, la justice tue encore dans de trop nombreux pays. Amnesty International a recensé plus de 2700 personnes exécutées dans le monde en 2025, soit 78 % de plus en un an, dont 2159 en Iran, 356 en Arabie saoudite, ou 47 aux Etats-Unis.

L’ONG dénonce ce décompte macabre : « Derrière ce chiffre historique, une réalité glaçante : une poignée d’Etats intensifient leur recours à la peine capitale pour réprimer, faire taire et contrôler. » Aujourd’hui, plus que jamais, il est nécessaire de soutenir les défenseurs des droits humains et abolir la peine de mort.

Amnesty International rappelle que les luttes sont efficaces : « En 1977, seuls 16 pays avaient aboli la peine de mort pour tous les crimes. Aujourd’hui, ils sont 113. » L’ONG précise que 145 pays sont abolitionnistes en droit ou en pratique.

Alors, il est prouvé qu’un combat incessant peut encore faire progresser l’abolition. Pour que la justice qui tue soit totalement abandonnée, partout. Pour que les monstruosités d’antan disparaissent.