Si la rentrée en France est morose, il y a un pays où elle est sanglante. L’agence de l’ONU pour les réfugiés palestiniens (UNRWA) a publié un rapport dans lequel on peut lire que « chaque jour depuis le début de la guerre à Gaza, une classe entière d’enfants a été tuée en moyenne », soit entre 35 et 45 pauvres victimes. Le commissaire, Philippe Lazzarini, semble impuissant et constate, éploré : « Gaza est en ruines. Son système éducatif aussi ».

Donald Trump est insensible à cette tragédie et, tel Matamore, il continue de soutenir Benyamin Netanyahu dans son œuvre génocidaire.

C’est dans ce contexte qu’il envisage toujours de déplacer les 2 millions d’habitants de la bande de Gaza et que le Washington Post vient de confirmer le plan de ‘’reconversion’’ du territoire palestinien. Trump avait évoqué la création d’une Riviera. Aujourd’hui, on en sait un peu plus d’un plan préparé par son entourage et des Israéliens. 

La bande de Gaza serait placée sous administration américaine pendant 10 ans (de quel droit ?) et une entité baptisée Gaza Reconstitution, Economic, Acceleration and Transformation Trust (ou GREAT Trust) investirait dans un centre touristique et des entreprises technologiques. Chaque Palestinien acceptant de quitter le territoire recevrait 5000 dollars et une aide pour payer quatre ans de loyer et un an de nourriture.

Pur délire de milliardaire fou et cupide pour rayer de la planète toute trace de la civilisation palestinienne. Sans que les Palestiniens n’aient eu à donner leur avis.

Pur délire d’un autocrate entre les mains des financiers et des entreprises de l’intelligence artificielle.

Jean-Pierre Filiu, le chercheur spécialiste de la question du Moyen Orient, a déploré dans une tribune publiée par Le Monde l’énorme responsabilité du Hamas donnant la priorité à la pérennité de l’islamisme et les intérêts de son parti plutôt qu’à l’intégrité du peuple palestinien et fournissant des prétextes à Israël pour anéantir Gaza et la Cisjordanie ; il rappelle fort opportunément que « lorsque les troupes israéliennes assiégeaient l’OLP dans Beyrouth, au cours de l’été 1982, son chef, Yasser Arafat, avait accepté d’être évacué avec des milliers de combattants pour abréger les souffrances des civils ».

Néanmoins, encore faut-il rappeler que le contexte a considérablement changé ; Netanyahu a favorisé la montée de l’influence du Hamas avec des aides généreuses pour affaiblir l’Autorité palestinienne de Mahmoud Abbas.

Le peuple palestinien, qui compte ses morts, est la seule victime de ces jeux politiques honteux. Jean-Pierre Filiu conclut en écrivant : « Nul doute que le verdict de l’histoire sera sans appel contre les islamistes palestiniens. Pour l’heure, cependant, ce sont les femmes, les hommes et les enfants de Gaza qui meurent. »

Une classe d’enfants est tuée chaque jour à Gaza !