Emmanuel Macron a beaucoup promis et suscité encore plus d’espoir en 2017. Jeune et sémillant, il haranguait les foules en dressant le portrait d’une France quasiment paradisiaque, faisant taire les sceptiques.

Combien de citoyens, s’accrochant à cet espoir, sont devenus de fervents croyants en un monde merveilleux et harmonieux.

Ni de droite, ni de gauche, il avait aussi promis de transcender les vieux clivages politiques, calmant les impatiences de ceux qui n’ont rien et qui pensaient que le jeune président de la République allait changer leur triste vie et réhabiliter le droit humain à la juste répartition des richesses. Ceux qui couchaient dehors devaient trouver un toit (et même un emploi) et demain ne serait plus aussi pénible qu’aujourd’hui.

Le faiseur de miracles a semé des mirages et endormi les esprits.

Aujourd’hui, le président de la République est nu, entraînant dans sa chute inexorable des premiers ministres qui ont cru pouvoir contenir l’impatience d’un peuple qui appelle à tout bloquer demain et qui va manifester avec ses syndicats une semaine plus tard.

Le peuple gronde et s’impatiente.

Celui qui était présenté comme brillant n’était que d’une intelligence politique médiocre, aveuglé par sa suffisance ; il est devenu au fil des ans et des incidents de parcours un Guignol grotesque, incapable de regarder la réalité. Il a plongé le pays dans une gravissime crise économique et financière et les institutions dans un état de convulsions inédit. 

Aujourd’hui, donc, comment se relever du champ de ruines qu’est la France ? Comment ouvrir de nouvelles voies avec un président qui s’accroche à ses croyances supérieures et à l’empire absolu du marché et se refuse à ouvrir la voie au socialisme, le vrai, en cédant le pouvoir au NFP ?

Les citoyens appellent au secours ; ils ne croient plus en un nouveau capitalisme.

Le temps du changement à l’échelle publique et individuelle est là, devant nous tous, réunis et combatifs.