Cette date du 8 mai 1945 a une place à part dans l’histoire de la France. Elle marque la victoire contre le nazisme et sa ‘’solution finale’’ d’extermination de toutes les personnes se réclamant (ou pas) de la religion juive ou des ascendances portant un nom d’origine juive.
La guerre fut longue et atroce. Plus, sans doute, que d’autres : les nazis, fanatisés par Hitler, ont fait preuve de la pire des cruautés avec ses camps d’extermination.
Si les Juifs ont été persécutés, ils ne furent pas les seules victimes ; homosexuels, tziganes, communistes ont payé cher eux aussi ce régime sanglant.
Mais le 8 mai 1945 marque aussi le début de la rébellion des Algériens contre le régime colonial. Ce jour-là, à Sétif, la population s’est levée pour la reconnaissance de ses droits et l’autonomie politique. Une foule de 10 000 personnes a brandi le drapeau algérien (interdit) pour la première fois.
Armée française et milices de colons ont, elles aussi, fait preuve d’une cruauté incroyable : exécutions sommaires, bombardements de villages, arrestations massives ont fait au bas mot entre 5000 et 20000 victimes.
Il s’agissait pour les autorités françaises et pour les colons d’étouffer toute velléité d’indépendance.
L’Algérie s’enfoncera dans la guerre plus encore en 1954 jusqu’aux accords d’Evian en 1962.
Le 8 mai 1945 n’a pas la même résonnance d’un côté de la Méditerranée et de l’autre. Si, à Paris, on exultait à la liberté retrouvée, à Sétif on pleurait les morts.
Le nazisme a été long à vaincre, le colonialisme aussi. Ils ont semé la mort, par centaines de milliers et, aujourd’hui, il y a encore des nostalgiques. Notamment dans les rangs d’un parti qui se prétend rassemblement et national et qui se voit déjà aux portes du pouvoir comme Hitler en 1932.
Il ne faut pas oublier le 8 mai 1945 ; il faut entretenir la mémoire. Surtout, avant chaque échéance électorale. Il arrive parfois que l’histoire se répète.