Les maisons départementales des personnes handicapées ont été créées par une loi de 2005 pour l’égalité des droits et des chances, la participation et la citoyenneté des personnes handicapées. Elles fonctionnent comme guichet unique pour prendre en charge les démarches liées aux différentes situations.

L’initiative répondait à un véritable besoin. Or, voici que la présidente de la Région Île-de-France, Valérie Pécresse vient de prendre le 19 septembre la décision scandaleuse de supprimer les aides aux huit Maisons départementales, mises en place en 2014 par les élus de gauche. Soit 2 millions d’euros.

Dix jours plus tard, la même Valérie Pécresse annonçait la baisse de 15 % des places financées par la Région dans les centres d’orientation et de formation des personnes handicapées.

Les deux décisions en disent long sur le caractère discriminatoire de la droite francilienne vis-à-vis du handicap, mais aussi sur tout ce qui concerne la politique sociale.

De l’argent, en revanche, Valérie Pécresse sait en trouver pour répondre aux appétits de ses amis boursicoteurs, financiers, personnages dits libéraux.

Ce 1er octobre, elle vient de livrer les 600 hectares de l’Île des loisirs de Saint-Quentin-en Yvelines à un consortium très majoritairement privé (UCPA, Dalia SAS, Bluegreen European Holding et la SEM Île-de-France Loisirs, qui voit grand et, surtout, au seul bénéfice de la bonne bourgeoisie qui viendra s’adonner au golf, aux activités ludiques aux tarifs prohibitifs, etc.). Les loisirs des riches sont prioritaires aux yeux de l’innommable présidente de Région

Pour que le consortium puisse mener à bien son projet, Valérie Pécresse a sorti le fric des caisses de la Région : 16,9 millions d’euros pour réaliser ses investissements et 15,52 millions pour compenser les obligations de service public.

L’argent public coule à flot. La trentaine de millions représente 15 ans d’aides aux Maisons départementales des personnes handicapées.

On mesure ici la réalité de la politique de Valérie Pécresse, enfant des grandes écoles privées de Versailles. 

Les handicapés de la Région et les familles aux revenus modestes qui fréquentaient l’Île-des-loisirs de Saint-Quentin-des-Yvelines savent ainsi avec quel bulletin de vote ils devront s’armer pour revenir à une politique sociale.

Pécresse, sa clique et notamment le président de l’agglomération, Jean-Michel Fourgous, ça suffit.