Qui aurait pu imaginer un président de la République condamné pour association de malfaiteurs à une peine de prison ferme ?

Qui aurait pu imaginer un président de la République organisant un pot pour son départ à la prison dans un lieu huppé du Bois de Boulogne en rassemblant le gratin de la haute bourgeoisie, de la politique et des affaires ?

Je n’ai jamais apprécié Nicolas Sarkozy qui traîne derrière lui tant de ‘’gamelles’’ et d’histoires tordues. Je crois que je vais le haïr chaque jour davantage.

Mais je vais honnir aussi ceux qui sont allés l’applaudir aux Salons des Etangs, lieu de rencontre de tout ce que j’exècre dans ce monde, quand Nicolas le petit a osé se proclamer une nouvelle fois innocent et victime d’une injustice. 

Nicolas Sarkozy multiplie les contre-vérités et remet en cause l’idée même d’égalité devant la loi. Un juriste, Vincent Sizaire a écrit que les modalités de condamnation de l’ex-président « sont appliquées tous les jours à des centaines de justiciables sous l’oeil courroucé des éditorialistes et gouvernants qui fustigeaient jusqu’alors une justice laxiste. »

Pour le juriste, « l’exécution provisoire qui assortit la condamnation de l’ancien chef de l’Etat – comme celle de la présidente du Rassemblement national (RN) – constitue une mesure particulièrement commune pour ne pas dire tristement banale ».

Nicolas Sarkozy, avocat, ne peut pas l’ignorer, mais il persiste dans le déni et pour une justice inégalitaire. Il dévoile sa véritable personnalité en exprimant son opposition viscérale à l’idée même d’égalité devant la loi.

Le peuple de France avait élu un homme de peu de scrupules à la plus haute fonction de la République. Hélas. Pauvre France.