Donald Trump se balade en Asie et continue à déverser ses prodigieuses âneries habituelles ; il se donne une posture digne du personnage qu’il croit être, sans craindre le ridicule.

L’Assemblée nationale, de son côté, continue à tergiverser sur le budget de la France pour mieux masquer les compromissions (et non les compromis) dont le pauvre peuple sera la victime.

Ici et là, rien ne trouble les milieux d’affaires qui continuent, eux, à faire leurs affaires. Amazon annonce froidement sa volonté de licencier 30 000 salariés. La bourse de Wall Street s’en réjouit et l’action de la firme de Jeff Bezos gagne 1,23 %. Les salariés sont appelés à être remplacés par des robots guidés par l’intelligence artificielle, qui, elle, ne revendique pas.

Les milieux financiers n’ont vraiment aucune morale !

En France, l’ami de Nicolas Sarkozy, Stéphane Courbit, vient de racheter Tipico, leader des paris sportifs allemands pour le fusionner avec sa filiale Betclic.

La holding, Banijay Group (géant de l’audiovisuel), devient ainsi le 4eme acteur européen dans le domaine des paris sportifs et des jeux d’argent et espère des ‘’synergies annuelles’’ d’environ 100 millions d’euros à moyen terme.

Les promoteurs de cette nouvelle concentration n’ont pas encore annoncé le nombre de licenciements engendré par les synergies. On attendra donc encore quelques mois et la finalisation du processus.

Etats-Unis et France n’ont pas de budget, mais les affaires de multinationales sont florissantes. Les citoyens, eux, sont réduits à observer ce grand jeu dérisoire (et obscène) de Monopoly. Ils sont invités à suivre les lois des ‘’grands’’ dirigeants, comme dans la Rome antique ; l’expression panem et circenses (ou plus exactement ‘’du pain et des jeux et le peuple sera content’’) a été transformée en ludi et ludicra (des jeux et du divertissement), c’est-à-dire des paris sportifs et des séries niaises sur son Iphone ou son téléviseur. 

Quel recul de société !