Donald Trump a des coups de colère terribles et une ambition démesurée. 

Humilié de n’avoir pas reçu le Prix Nobel de la Paix, il prétend faire la guerre partout pour délivrer un message du plus puissant pays de la planète.

En septembre, son 200e décret depuis son installation à Maison Blanche rebaptisait le ministère de la défense (Department of Defense) en ministère de la guerre (Department of War). Il prétendait envoyer au monde un message de force. En toute modestie. Le changement sémantique n’est pas anodin.

En janvier, il partait en guerre contre l’ONU qui, selon lui, ne l’a jamais aidé, en créant un Conseil de la paix (Board of Peace), affichant clairement son intention de remplacer l’organisation fondée après la Deuxième guerre mondiale. Il avait pris soin de rédiger sa charte et d’imposer sa nomination de président à vie, seule personne habilitée à adopter des résolutions ou des initiatives en son nom et d’opposer un veto. Il a fait partager son ego : une soixantaine de chefs d’Etat ou de gouvernements ont rejoint l’initiative de Trump.

Alors, aujourd’hui, faut-il s’étonner de le voir enlever Nicolas Maduro à Caracas, de menacer Cuba, la Colombie, et d’autres pays ? Faut-il s’étonner de le voir intervenir dans une opération aventureuse (et incertaine), mais meurtrière, en Iran.

En difficulté au sein même des Etats-Unis, il se lance dans des opérations dont le candidat Trump prétendait qu’il ne les renouvellerait pas.

Le président Trump et son entourage sont dangereux et inquiétants. Face à lui, l’Europe tergiverse au nom de l’atlantisme et d’un monde libre (qui l’est de moins en moins).

Des voix, ici et ailleurs, doivent se lever pour mettre Trump et sa clique obscurantiste au ban des nations. Avant qu’il ne soit trop tard.