Les journalistes ont-ils décidé d’engager un concours pour désigner l’auteur de la saillie la plus bête et de la plus immonde désinformation ? On pourrait le croire.
Après Nathalie Saint-Cricq et son Benito, c’est Apolline de Malherbe qui a postulé.
Apolline, la présentatrice de BFM TV, a reçu le nouveau maire de Saint-Denis, Bally Bagayoko et a osé lui demander abruptement à propos de sa commune : « Vous avez dit : c’est aussi la ville des Noirs ». Sauf que le nouvel édile n’a jamais prononcé ces paroles.
Aussi, sans se départir, il a rectifié ; il avait déclaré : « Saint-Denis est la ville des rois et du peuple vivant ».
La phrase avait été déformée sur les réseaux sociaux par l’extrême droite qui éructe et s’étouffe en voyant un maire noir élu dans la seconde ville d’Île-de-France.
Apolline de Malherbe a commis une faute très grave en ne vérifiant pas ses informations, ou plutôt en faisant une confiance aveugle à ces réseaux sociaux qui déversent le racisme le plus décomplexé à longueur de journées.
Il paraît que la journaliste s’est excusée plus tard. Trop tard. Sa véritable nature s’était exprimée en direct sur une chaîne propriété du milliardaire Rodolphe Saadé.
Que les médias se prêtent à ce jeu-là en dit long sur l’état de la démocratie française.