Aujourd’hui, dans la France des Lumières et des droits de l’homme, la droite se distingue de moins en moins de l’extrême droite. Le vent mauvais du fascisme souffle de plus en plus fort.
Martine Vassal, ex-UMP, ralliée à Macron, est candidate à la mairie de Marseille ; au cours d’un débat entre les têtes de listes, elle a osé affirmer qu’elle n’avait jamais changé et que ses valeurs « c’est le mérite, le travail, la famille, la patrie ».
Cette fausse droite ressuscite Pétain sans retenue.
Le ministre de l’intérieur, Laurent Nunez, ose affirmer : « Je ne peux interdire une manifestation que quand il y a des risques majeurs de troubles à l’ordre public ». Et d’autoriser la marche en hommage à Quentin Deranque déclarée en préfecture de Lyon par Aliette Espieux, figure des traditionnalistes et militante contre l’avortement, qui va voir affluer des centaines de néonazis de toute l’Europe.
Le gouvernement autorisant la manifestation au nom de la liberté d’expression, alors que l’antisémitisme des manifestants est un délit, voilà qui en dit long sur la récupération politicienne par les partis au pouvoir.
Le RN se tient en retrait et n’appelle pas à la manifestation ; mais il marque des points.
Alors que la gauche dénonce ces dérives de la droite vers l’extrême droite, Jean-Luc Mélenchon se distingue en affirmant à propose de la Jeune Garde : « Nous approuvons leur résistance, nous approuvons leur organisation ». Il apporte ainsi un soutien à ceux qui ont fait acte de violence et se trompe de combat.
On ne combat pas la violence des nostalgiques des Ligues et le fascisme par la violence ; on leur oppose au contraire la mobilisation démocratique du peuple et une vraie liberté d’expression, excluant l’information distillée par les médias des milliardaires.
Le combat est vaste, difficile ; à entamer rapidement pour éviter de voir le RN à l’Elysée en 2027.