Le monde est fou et tout se bouscule dans ma tête. Dati démissionne du ministère de la culture (ce n’est pas une perte) alors que les élections municipales, partout en France sont une mascarade. La gauche est désunie, la droite se déchire, pendant que le RN, miné par les affaires judiciaires, fait preuve de tranquillité.
Le néofascisme avance à grand pas vers l’Elysée et la gauche se complaît dans les affaires de famille.
Donald Trump éructe pendant près de deux heures pour dire n’importe quoi, mais son armée menace l’Iran et Cuba, revendique la mort de patron de la drogue au Mexique. Il est désavoué par la Cour suprême à propos des droits de douanes, mais il persévère.
L’Iran condamne à mort des enfants et des adultes pour crime d’opposition ; Israël continue sa funeste destruction de la Palestine (ou ce qu’il en reste).
Le Medef, lui, fait barrage à la nationalisation d’ArcelorMittal et Stellantis ou SEB sont au plus mal. Ce patronat indigne poursuit son œuvre de disparition progressive des acquis sociaux et obtient la signature de la CFDT et de la CFTC dans le dossier des licenciements à l’amiable (ou rupture conventionnelle).
Bref, le monde est fou et on en oublierait presque que des centaines de Français ont encore les pieds dans l’eau, conséquence d’un dérèglement climatique de plus en plus dramatique mais que seuls les politiques ne voient pas.
Le budget de l’Etat est malade de la faillite du capitalisme et la désindustrialisation de la France s’accentue chaque jour, mais la Bourse continue de voler de record en record. Les ultra-riches sont les seuls, dans le monde, à se vautrer dans le stupre mis au jour par l’affaire Epstein sans être inquiétés, pendant que la pauvreté est de plus en plus endémique.
Sortons de ce monde fou, vite, très vite.