C’est la belle histoire de Noël. Michelin a annoncé avoir remboursé une aide de l’Etat de 4,3 millions d’euros, attribuée au titre du crédit d’impôt.

Cette somme qui devait permettre de relancer une usine en France (finalement fermée) avait été utilisée pour équiper des usines à l’étranger.

La commission d’enquête sénatoriale demandée par le communiste Fabien Gay avait découvert que les aides publiques aux grandes entreprises représentaient quand même 211 milliards, sans contrôle. Dont les 4,3 millions attribués à Bibendum. Une goutte d’eau.

Le geste de Michelin n’est pas spontané.

Fabien Gay s’était engagé, lui, à faire revenir le pactole dans les caisses de l’Etat et de lutter pour mettre en place un système d’attribution transparent et de contrôle permanent. Le geste de Bibendum n’est qu’un début et, comme on dit à gauche, ‘’continuons le combat’’.

C’est la première fois qu’un grand groupe du CAC 40 rend de l’argent public. Le geste de Michelin prouve qu’il est possible de réviser les dispositions fiscales dont bénéficient les grands groupes. Il n’est pas anodin que le fabricant de pneus prenne une telle décision, qui, soyons rassuré, ne le met nullement en difficulté.

Le premier geste doit être suivi d’autres, car le remboursement de 4,3 millions est peu au regard des sommes indûment attribuées, et ce que peut faire Michelin peut être fait par d’autres.

Quand le Père Noël prend les habits de Bibendum, c’est qu’il y a de petites victoires qui en appellent d’autres.