Jean-François Cort, président de Médecins du monde, a la parole rare ; il n’est pas ‘’l’invité permanent des plateaux de télévision. La situation requiert de la part de tous les médecins bénévoles des interventions permanentes.
Alors quand le docteur Corty s’exprime, c’est que la situation est très grave. A la veille de Noël, il a déclaré : « C’est près de 350 000 personnes qui vivent à la rue, 4 millions de personnes qui sont mal logées au total, soit une augmentation de 150% en dix ans (…) De plus en plus de personnes vivent dans la rue avec des tableaux cliniques et des maladies chroniques qui sont difficiles à suivre dans ces conditions. »
Les négociations sur le budget de l’Etat ou de la Sécurité sociale l’ont amené à s’exprimé. Jean-François Corty estime en effet que « ce n’est pas à cause des patients si notre système de santé est en difficulté ». Lui, au contraire plaide pour un accès aux soins universel et durable, alors que « la précarité s’accentue, et que les chiffres sont là pour le prouver ».
Son cri d’alarme sera entendu par quelques-uns, mais pas par le Rassemblement national et ses alliés, par Retailleau et bien d’autres (y compris le président de la République qui ne voulait plus de SDF dans la rue) pour qui les pauvres sont pauvres et sont appelés à le rester ; les précaires doivent rester encore plus précaires et les immigrés renvoyés dans leurs pays.
Heureusement qu’il y a encore des humanistes dans notre pays pour fustiger leur politique néolibérale.