Le fou parle fut une revue intelligente, trop tôt arrêtée par ses initiateurs, dont Roland Topor.
Aujourd’hui, le fou parle n’est plus la revue mentionnée ci-dessus, mais le titre d’une simple et courte chronique publiée sur ce blog pour dénoncer les coups de folie et les divagations du président des Etats-Unis. Vous voyez de qui je veux parler : tout le monde l’aura reconnu.
Toujours en quelques mots, tellement son vocabulaire est réduit, le fou a parlé du pape, Léon XIV : « Je ne suis pas un grand fan du pape Léon. C’est quelqu’un de très progressiste, et c’est un homme qui ne croit pas à la lutte contre la criminalité. »
Progressiste, le fou a lâché le gros mot à ses yeux. C’est idiot. Mais peut-on s’étonner de la part de ce milliardaire bouffi d’orgueil qui parle comme il écrit en quelques mots sur son réseau social.
A ces inepties, le pape, Américain lui aussi, a répondu vertement : « Je n’ai ni peur de l’administration de Trump, ni de dire le message de l’Evangile. C’est ce que je crois être appelé à faire et ce que l’Eglise est appelée à faire. Je n’ai pas l’intention d’entrer dans un débat avec lui. Le message a toujours été le même : promouvoir la paix, je le dis pour tous les leaders du monde, pas uniquement pour lui, nous cherchons toujours à en finir avec les guerres et à promouvoir la paix et la réconciliation. Je ne fais pas partie des politiciens, nous ne regardons pas la politique étrangère comme il appelle ça avec la même perspective que lui ».
Léon XIV a cloué le bec à Donald Trump, ci-devant président des Etats-Unis (hélas !), en des termes qui rappellent ceux du premier ministre espagnol Pedro Sanchez.
On aimerait que d’autres politiciens joignent leurs voix à ces deux hommes qui ne craignent pas ce fou qui parle à tort et à travers, qui sème la guerre, qui s’en prend à tous les immigrés et qui veut nous ramener plusieurs siècles en arrière.
Oui, le fou parle, mais il faut oser le faire taire.