Le mercredi 17 décembre, l’armée américaine a annoncé avoir détruit un bateau lié au trafic de drogue dans la mer des Caraïbes : « Au total, quatre narcoterroristes ont été tués ». L’opération a été menée comme les précédentes dans les eaux internationales, si bien que le bilan, depuis le mois de septembre, est d’une centaine de supposés narcotrafiquants tués par l’armée de Trump. Sans preuves.

Le président américain s’enorgueillit de ce bilan et en profite pour annoncer l’envoi de troupes en Equateur.

L’ONU s’offusque de cette politique, Trump regarde ailleurs et poursuit sa prétendue opération contre le trafic de drogues, accusant Nicolas Maduro d’être à la tête d’un réseau.

Trump joue les shérifs et réhabilite les tueries du Far West, en toute impunité.

Il ne faut donc pas attendre de lui qu’il condamne les tueries en Cisjordanie, en Ukraine, en Afrique et ailleurs. La plus grande puissance planétaire et son génial président donnent l’exemple de cette époque sans ordre public, l’époque des hors-la-loi armés, des bons blancs contre les méchants Peaux-Rouges.

La politique de Trump n’est pas du cinéma ; aujourd’hui on tue.

Elle est pas belle la civilisation selon les milliardaires et du locataire de la Maison Blanche ?