Jour de rentrée sous un ciel gris, comme le monde où les guerres imbéciles mais haineuses font des centaines de morts chaque jour.

Jour de rentrée pour des millions de jeunes, de l’école maternelle à l’université, sans qu’ils soient assurés d’avoir un enseignant devant eux ou même d’avoir un établissement, qu’ils soient handicapés ou étudiants.

Jour de rentrée aussi à la télévision avec un étrange sentiment de malaise depuis que France 2 diffuse une publicité pour présenter sa nouvelle présentatrice du journal de 20 heures, Léa Salamé ; étrange malaise car cette journaliste s’est prêtée à cette mise en scène comme une ‘’rock star’’, répétant à satiété « Madame, Monsieur, bonsoir ». Ridicule.

C’est la première fois que la chaîne de service public met en scène une journaliste avec autant d’ostentation. C’est mal augurer de la suite et, principalement, de l’information. Doit-on rappeler à Léa Salamé que le journaliste a une mission sociale, à savoir rechercher l’information, en évaluer l’importance, la mettre en forme, l’expliquer et respecter le public en satisfaisant son ‘’droit à l’information’’.

Le respect absolu du droit du public à l’information suppose de s’effacer derrière les faits. Le problème pour un journaliste n’est pas d’apparaître et de prendre toute la lumière pour vendre une information ‘’starisée’’, déclenchant des émotions en déformant et changeant la relative importance des faits.

Un public n’a que faire de superstars au physique et à l’élocution standardisée, mais de serviteurs de l’information.