Emmanuel Macron a la folie des grandeurs et il ne manque aucune occasion pour s’entourer du ‘’gratin’’ mondial. C’est dans ce contexte qu’il avait imaginé ‘’Choose France’’ pour réunir les plus grands groupes planétaires, au château de Versailles, à la veille du Forum de Davos. En toute modestie.

Les investissements espérés n’ont pas été honorés et la France s’enlise dans une phase de désindustrialisation sans précédent.

Alors la grenouille qui se veut faire aussi grosse que le bœuf a revu ses ambitions ; il vient donc d’organiser ‘’Choose France’’ pour les groupes français seulement. Les ambitions sont nettement revues à la baisse ; Emmanuel Macron joue désormais ‘petit bras’’.

L’édition Choose France s’est donnée pour ambition de valoriser les entreprises françaises qui produisent, investissent et achètent en France. La réunion a quitté Versailles pour la Maison de la Chimie. Les annonces tonitruantes ont fait place à de modestes communiqués de 9,2 milliards d’euros. Une goutte d’eau.

Cela n’a pas empêché Macron de plastronner et les médias aux ordres de faire une large place à ce modeste événement en forçant le trait. Un seul investissement, de l’entreprise Opcore, filiale du groupe Iliad, dirigé par Xavier Niel, représente en effet près de la moitié de toutes les annonces : 4 milliards seront mobilisés pour ériger un data center sur le site de l’ancienne centrale thermique de Montereau, sans se soucier des dégâts environnementaux occasionnés (consommation d’énergie et d‘eau, émissions de gaz à effet de serre).

L’annonce de la création de ce data center a presque éclipsé la catastrophe du groupe Novasco, dont un seul site a été sauvé par le tribunal de commerce, celui de Dunkerque. Le data center de Montereau ne consolera pas les 549 salariés de Novasco qui sont donc aujourd’hui sans travail.

Macron a pu agiter son hochet ; le patronat, lui, a pu lui rappeler tout le mal qu’il pense du décalage de l’application de la réforme des retraites et le premier ministre a pu rassure le gratin des entrepreneurs en leur promettant que certaines taxes votées par les députés n’auront jamais d’application.

Bref, c’est la chienlit, mais pour les salariés. Les riches et Macron, eux, font ripaille