La pauvreté s’étend partout dans le monde, y compris en Europe. Le Royaume-Uni se distingue : un rapport du ‘’Center for Social Justice’’ révèle que le pays est celui où les inégalités sont les plus élevées de l’Europe occidentale et continuent de se creuser.

Margaret Thatcher a accru le processus de paupérisation en mettant en place des politiques libérales favorisant les classes supérieures au détriment aux classes laborieuses. Ses successeurs n’ont pas fait mieux puisqu’aujourd’hui 38 % des bénéficiaires d’aides sociales ont un emploi, avec des contrats d’auto-entrepreneurs ou ‘’zéro heure’’ (qui n’assurent aucune heure de travail hebdomadaire et donc aucun revenu), ou encore exerçant dans les services sur des emplois non qualifiés.

Ils ont en commun d’être des travailleurs pauvres. Un comble.

La France n’a rien à envier au Royaume-Uni ; 6,9 millions de personnes sont couvertes par les minima sociaux fin 2021, soit une personne sur dix ! Cela coûte un ‘’pognon de dingue’’, comme sait si bien le dire Emmanuel Macron : 29,9 milliards d’euros en 2021.

Le nombre de personnes vivant dans la rue ne cesse d’augmenter et, rien qu’à Paris, 3000 enfants dorment sur le trottoir. Contrairement aux engagements électoraux du président de la République.

Il y a quelque chose de pourri au Royaume-Uni, et il y a quelque chose de pourri également dans le République de France.

Quand les revenus du travail ne sont pas suffisants pour vivre sans les aides sociales, les salaires sont le premier souci des Français (et des Britanniques), bien avant l’immigration, quand les actionnaires sont repus de dividendes toujours plus élevés.