C’est l’été et avec lui un moment de répit pendant lequel il est permis de rêver. De rêver à un monde meilleur quand, autour de nous, tout semble s’effondrer de nos nobles idéaux. A l’égal partage des biens de la planète. L’accès au beau pour tous. A la fraternité partout.
Que demain sera moins pénible qu’aujourd’hui et que la pauvreté soit éradiquée. Que la liberté soit la chose la mieux partagée ici et ailleurs.
Bref, nous rêvons d’espoir. Impatiemment.
Le réveil est cruel.
Donald Trump est toujours là, plus méchant aujourd’hui qu’hier pour les gens de peu qui n’auraient pas eu la chance de naître dans le plus beau pays du monde (comme il le serine). Il intervient partout, soutient les plus dociles et fait la guerre à ceux qui ont le culot de résister. Il déclare la guerre économique à Lula et au peuple brésilien pour éviter à Bolsonaro de finir en prison. Il permet à Netanyahu de bombarder tous les pays arabes(et même les églises catholiques), de finir d’annexer Gaza et la Cisjordanie et d’entourer son pays hébreu de gouvernements asservis.
Poutine, lui, s’évertue à raser ce qu’il peut de l’Ukraine. Il sème la peur, la mort et la misère, des Ukrainiens et des Russes.
Et en France, en plein été, alors que le Parlement est parti en vacances, Bayrou, adoubé par Macron, prétend nous faire croire à un moment de vérité.
Vérité pour les riches et ultra-riches, mais pleurs pour les pauvres, de plus en plus nombreux, et qui ne croient pas à la vérité selon Bayrou.
Les députés et sénateurs sont peut-être partis rêver eux aussi. Mais ils ont semé la mort en votant une loi dite Duplomb qui permettra aux grands groupes de l’agro-alimentaire de nous empoisonner ; ils ont semé la misère en refusant la proposition de taxe dite Zacman sur le patrimoine des ultra-riches.
Les plans dits sociaux, bien mal nommés, se multiplient et Bayrou ne parle que de relance de l’économie sans y croire.
Il est permis de rêver, disais-je ? La contemplation du monde provoquera sans doute plus de cauchemars que de beaux rêves. Néanmoins, il est permis de rêver que la colère de l’automne renverra Bayrou à l’affaire Betharram et qu’un nouvel espoir se lèvera pour combler nos impatiences.