Poser la question, c’est déjà y répondre. Une présidente d’université a apporté son témoignage sur France Culture (une officine d’extrême gauche pour Rachida Dati ou Bruno Retailleau).

Elle a pu dire que la progression du budget (5 milliards d’euros) est largement insuffisante quand le nombre d’étudiants a augmenté, lui, de 200 000 en dix ans.

Diminution des budgets et du nombre d’enseignants, augmentation des droits d’inscription, sélection, recours au mécénat grandissant, l’université française est en grand danger et en ‘‘état de mort programmée’’. Pour le plus grand bonheur des formations privées.

C’est tout l’enseignement qui est en danger de privatisation au nom d’un néolibéralisme qui prétend que les universités ne sont pas suffisamment’’ professionnalisantes’’.

L’école publique, laïque, gratuite et obligatoire, de la maternelle jusqu’à l’université est autant dans le viseur du gouvernement que l’audiovisuel public. 

Delphine Letort, présidente de l’université du Mans, a tiré l’attention des auditeurs sur l’aspect économique des universités : « En province, l’université fait vivre une ville, elle fait vivre la culture, la citoyenneté… Le bénéfice d’une université sur un territoire il est même au-delà de la question économique : elle apporte une richesse humaine. C’est pour cette raison que les petites villes veulent également développer leurs universités parce qu’elles savent que c’est un moyen de garder la jeunesse et de dynamiser le territoire. Une ville sans son université s’appauvrit à tous les niveaux. »

Les néolibéraux de notre beau pays ont la même idéologie que Trump aux Etats-Unis qui coupe les subventions aux universités.

Bande d’imbéciles !