Le monde de Trump connait des soubresauts ; la contestation gagne tous les milieux.

L’écrivain américain Shalom Auslander a publié une tribune au vitriol dans le New York Times dans lequel il dénonce le cynisme et le fascisme de la clique de Trump ; ainsi, il écrit : « Un seul exemple : le soir où Alex Pretti a été abattu avait lieu à la Maison-Blanche l’ignoble bal du Gilded Age (« L’âge d’or »), précédé, en avant-première mondiale, de l’écœurant documentaire sur Melania Trump produit par Jeff Bezos, dont tout le monde se fout. Parmi les invités, on pouvait croiser cet abruti de Mark Zuckerberg, le stupide Pdg d’Apple et toute une collection de salauds en smoking, trop bêtes pour comprendre à quel point l’Amérique qui a faim les déteste. Ce petit monde de riches cinglés nous rend malades, mais comment le réguler quand trouver un élu non millionnaire au Congrès est mission impossible ? Ce même Congrès censé représenter le peuple américain ! »

Sans commentaire.

Ce prétendu documentaire sur l’épouse de l’immonde Donald Trump, est sérieusement critiqué par certains journaux, alors que les milliardaires de la Silicon Valley ont entrepris d’en faire des organes de propagande pour le président des Etats-Unis.

Le Guardian a parlé d’un documentaire « décourageant, mortel et creux », The Atlantic, lui, parle « d’une honte ». Empire dénonce « un portrait obséquieux de l’administration américaine actuelle, habillé d’un clinquant de télé-réalité vulgaire » ; Vanity Fair a eu des mots définitifs : « C’est une œuvre de propagande mais le réalisateur Brett Ratner n’est pas Leni Riefenstahl. On n’y trouve ni images saisissantes ni montage hypnotique (…) À la place, Ratner enchaîne les plans interminables de l’esthétique clinquante et excessive de l’univers Trump, pendant que Melania flotte entre Trump Tower, jets privés, cortèges motorisés et dîners de gala, jusqu’à atterrir à la Maison-Blanche. »

Jeff Bezos a dépensé 75 millions de dollars pour produire un immense navet ; c’est le prix à payer pour s’assurer les bonnes grâces de Donald Trump, dans un monde où la finance a pris tous les pouvoirs. Mais où le mauvais goût s’épanche largement.

Malgré tout le fric dépensé par Bezos, le peuple américain, celui qui a faim, se contrefout de Melania.