Les bombes ravagent le Moyen Orient ; Etats-Unis et Israël, d’un côté, Iran et milices pro-iraniennes au Liban sont dans la surenchère pour tout détruire et semer la mort.
Quelle connerie, la guerre !
Portons-nous sur un autre problème, celui de la domination des mathématiques dans notre système scolaire. Un chercheur, Grégoire Genest, dénonce un mal profond dans une tribune dans le Monde et le Monde de l’éducation.
Il porte un jugement sévère sur ce système français qui « ne forme pas une population mathématiquement compétente. Il sélectionne une aristocratie restreinte et abandonne le reste. Quelque 29 % de nos élèves n’atteignent pas le seuil minimal de compétence en mathématiques, tandis que seulement 7 % excellent aux niveaux les plus élevés – moins que la moyenne de l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) (9 %). L’écart entre élèves favorisés et défavorisés nous place parmi les pays les plus inégalitaires. Le problème n’est pas que les mathématiques servent de critère de sélection. Le problème est qu’elles sont devenues le seul signal standardisé disponible pour évaluer le potentiel intellectuel. Cette domination ne résulte pas d’une supériorité intrinsèque, mais de l’absence de tout signal concurrent plus prédictif. »
Faut-il être plus clair.
Avant d’esquisser quelques mesures correctives, il ajoute : « En transformant les mathématiques en instrument de sélection sociale plutôt qu’en bien commun intellectuel, nous créons les conditions de leur rejet. Chaque lycéen qui abandonne la spécialité se forge une identité contre elle. »
Il conclut par une condamnation du système scolaire en dénonçant l’instrumentalisation des mathématiques : « Nous avons construit un système incapable d’atteindre ses propres objectifs. Nous ne produisons ni une élite mathématique plus large que nos voisins ni une population aux compétences de base solides. Nous produisons ce que produit toute aristocratie : beaucoup d’exclus, quelques privilégiés et une légitimation pseudo-méritocratique de l’ordre établi. »
Imparable ! Mais, en grattant un peu plus la question, est-on si loin des motivations de la sale guerre d’Iran et de la volonté de quelques dirigeants d’imposer un seul modèle ?