Qu’un journaliste ose créer un site baptisé wikidati, qui recense les douze affaires judiciaires visant Rachida Dati, est plutôt drôle. Que la candidate à la mairie de Paris n’apprécie pas, on s’en doute.
Pourquoi un tel site ? Son créateur, Kevin Gernier, employé de l’ONG Transparency International, n’a pas hésité à l’expliquer dès les premières lignes : « Si le grand public a généralement la connaissance de l’existence d’accusations graves la visant, il reste difficile de s’y retrouver parmi ces dernières tant le nombre d’articles de presse consacré à ses affaires est grand et parfois uniquement accessible aux abonnés. »
Les réseaux sociaux n’ont pas que des défauts !
Rachida Dati est pugnace ; elle est prête à tout nier, même l’évidence et les preuves.
C’est ainsi que trois heures et demie après la mise en ligne, le directeur de campagne de l’ex-ministre a saisi le site hébergeur d’une demande de « dépublication immédiate ». Faux, dit Rachida Dati, mais le site brandit une capture d’écran du mail envoyé par le directeur de campagne à OVH, l’hébergeur, où il est écrit : « nous vous demandons de procéder au retrait de ce site dans les meilleurs délais. »
Rachida Dati ose tout. Même l’impossible.