L’offre est alléchante ; le site de France 2 proclame que « le Journal de 20h propose chaque soir de prendre le temps de comprendre l’actualité et ses enjeux. »

Rien de plus normal, France 2 est une chaîne, la chaîne amiral, du service public de l’audiovisuel. J’ai eu déjà l’occasion de dénoncer les choix éditoriaux des journaux des chaînes non commerciales.

C’est pour ces raisons qu’on attend beaucoup du journal de France 2. Et qu’on ne supporte pas les entorses aux principes professionnels.

Le dimanche 2 novembre, on a eu droit à ces moments scandaleux d’un journal idéologiquement frelaté. Deux sujets, au moins, ont dû exaspérer de nombreux citoyens.

Le bandeau de bas d’écran du premier annonçait : « Impôts des plus riches. L’angoisse des patrons ». France 2 a donné la parole aux seuls patrons massacrant les projets de la gauche et de Zucman. Et ces patrons n’étaient pas parmi ceux qui sont visés en premier ! Les ultra-riches, eux, ne se montrent pas.

France 2 n’a laissé aucune place ni à un représentant de la gauche, ni à un syndicat.

Autre bandeau d’annonce : « Un provocateur à la mairie de New York ? » La rédaction avait, certes, pris soin de mettre un point d’interrogation. Mais l’ambiguïté demeure ; Zohran Mamdani est présenté comme un provocateur parce que socialiste, de cette nouvelle génération qui, comme l’écrit Le Monde, mène la fronde au sein du parti démocrate.

A quoi joue la hiérarchie de France 2 en prenant autant d’aise avec l’actualité, l’information complète, vérifiée et mise en perspective ?

Peut-on faire remarquer à ces valets du néolibéralisme qu’il y a des patrons qui ne sont pas angoissés, qu’il y a des Français, de plus en plus nombreux qui exigent une véritable équité fiscale, et que, malgré ce qu’avance péremptoirement Donald Trump, le candidat démocrate à la mairie de New York n’est ni un provocateur, ni un communiste.

A bon entendeur, salut.