Donald Trump a vitupéré contre Zohran Mamdani, utilisant tous les arguments les plus honteux et abjects. Rien n’y fit. Le jeune socialiste, originaire d’Ouganda, a été élu maire de New York.
La corruption a été battue dans les urnes par la jeunesse qui s’est reconnue dans le jeune candidat socialiste. Ce vieil obscurantiste de Trump n’a rien compris à la situation.
La claque a été encore plus sévères, les autres élections du jour ont été autant de revers pour le parti républicain ; un an seulement après le début du nouveau mandat du milliardaire, bouffi d’orgueil et de suffisance, mais plombé par les multiples avatars qui ont marqué sa vie tumultueuse.
La question qu’on peut se poser aujourd’hui est importante : quelles mesures de rétorsion Trump va-t-il mettre en œuvre ? La droite est toujours revancharde.
On le constate aussi en France, en ce moment même.
Les débats à l’Assemblée nationale sont frelatés ; les concessions de la droite sont minimes et, surtout, n’entament pas les privilèges des ultra-riches. Pis encore, des voix de plus en plus fortes s’élèvent pour crier au caractère insoutenable du modèle social et économique français, à son obsolescence et à la nécessité d’en finir. On connaît les arguments ; ils n’ont rien de nouveau, mais ils sont remis à l’ordre du jour de l’agenda du patronat.
Les médias reprennent le thème et laissent les valets des ultra-riches éructer sur la nécessiter de travailler plus, plus longtemps. Il serait temps de réduire la redistribution et le niveau de vie.
Où que l’on habite, aux Etats-Unis ou en France, partout, les discours sont les mêmes et la défense des privilèges des ultra-riches reviennent à l’ordre du jour.