Le ticket de caisse, c’est fini. Enfin, pas tout à fait ; le consommateur pourra toujours le demander au commerçant qui ne pourra pas le lui refuser.
Pour faire toujours plus écolo, les campagnes se multiplient pour stigmatiser le pauvre client, présenté comme le seul responsable du dérèglement climatique. Peu importe qu’il n’ait plus de trace de son achat en cas de problème…
Les politiques, en revanche, ont toujours raison : supprimer le ticket de caisse va permettre de réduire l’impact carbone et à la France de remplir un contrat pris quelques années plus tôt, sans assurance de pouvoir en respecter toutes les clauses.
Et notre pays doit être résolument moderne : recevoir son ticket de caisse dans sa boîte mail et le consulter sur son téléphone mobile, ça, c’est moderne. Mieux : innovant, signe d’un grand pays tourné vers la modernité et les nouvelles technologies.
Les vendeurs de téléphone dernier cri se frottent les mains et les fabricants calculent déjà leurs prochains dividendes ; les ringards vont devoir songer à changer leur vieux téléphone ! Les actionnaires de Carrefour, Lidl ou Auchan ont, eux aussi, déjà calculé leurs gains en achat de rouleaux de papier, sans répercuter les économies réalisées.
Cependant, il y a un hic : la pollution induite par le numérique.
Les politiques qui ont prix la décision de ‘’supprimer’’ le ticket de caisse papier n’y avaient pas pensé. Le ticket de caisse numérique pollue beaucoup plus que le papier.
Autre oubli, les papetiers qui vont licencier les ouvriers devenus inutiles.
Ah ! L’écologie n’est pas chose facile à maîtriser.