Le président argentin, Javier Milei, était l’invité de Donald Trump pour sa cérémonie d’investiture. Le candidat à la tronçonneuse avait accouru, évidemment, puis a gagné directement le sommet de Davos, tout imbu du discours de son maître à penser.

Selon Le Monde, il a palabré sur un ton véhément pendant une demi-heure dans le Centre de Congrès de Davos dans les Alpes suisses pour envoyer un message dont le contenu était connu d’avance. Alors, il n’a pas déçu ; il a réussi à se hisser au niveau de Trump. Epoustouflant et idiot à la fois.

Toujours selon Le Monde, Milei a dénoncé le wokisme dont l’Union européenne serait le bras armé et appelé à rendre sa grandeur à l’Occident. Le refrain est désormais éculé mais il marche auprès de certaines foules ! Puis le président argentin s’est réjoui de voir enfin émerger, « lentement, une alliance internationale des nations qui veulent être libres »« du merveilleux Elon Musk à la féroce dame italienne, [sa] chère amie Giorgia Meloni, de [Nayib] Bukele au Salvador à Viktor Orban en Hongrie, de Benyamin Nétanyahou en Israël à Donald Trump aux Etats-Unis ». Grandiose, mais qui fait courir un danger pour les libertés.

Au passage, on peut noter que Milei a oublié quelques individus dangereux comme lui dans la liste des politiciens infréquentables, tant ils sont nombreux aujourd’hui sur la planète. Il est vrai qu’il s’est concentré aux défenseurs de l’Occident.

Certes, la liste de Milei est impressionnante et le discours tonitruant ; cependant les peuples qui se sont dotés de tels pourfendeurs de la démocratie au nom de la sauvegarde de l’Occident, ne sont pas encore à genou. L’esprit de résistance souffle encore, même si ces fantoches du capitalisme sont capables de tout et du pire.