L’entourage d’Emmanuel Macron ose tout. A l’image de Sabrina Agresti-Roubache, la secrétaire d’Etat à la ville.

Elle se justifie d’avoir accepté de donner une interview au JDD au nom de la défense du pluralisme. Puis, devant les critiques, y compris au sein du gouvernement, elle se revendique comme la « fille de Cabu » et d’avoir été « Charlie ».

Gérard Biard, le rédacteur en chef de Charlie Hebdo, a dû faire une mise au point, rappelant que le dessinateur emblématique du journal « a, tout au long de sa vie et de sa carrière, combattu sans concession aucune l’extrême droite. Cette extrême droite qui, désormais, préside aux destinées du JDD. Le cynisme, l’amateurisme et l’inculture politique n’excusent pas tout. »

Le réquisitoire est sévère, mais juste. A un détail près quand le rédacteur en chef parle d’amateurisme. L’interview en question a été d’abord présentée comme une initiative personnelle d’une toute nouvelle secrétaire d’Etat, en laissant entendre qu’elle devait être excusée d’un faux-pas de jeunesse politique ; mais on a appris que l’interview a été relue et validée par la présidence de la République et par les services de la Première ministre.

Serions-nous gouvernés par des amateurs à tous les niveaux ?

La secrétaire d’Etat ment, les dirigeants de l’exécutif aussi !

Sabrina Agresti-Roubache n’est pas une fille de Cabu (pas même naturelle, ni adultère, ni répudiée), mais une créature d’Emmanuel Macron. Un point c’est tout.