Le Monde constate « le retour des nationalisations d’entreprises » et précise en sous-titre que « un grand nombre d’Etats tentent de reprendre le contrôle de secteurs jugés essentiels à leur souveraineté ».
Les raisons de ce retour en arrière salutaire, le Monde est allé le chercher en Inde, où, constate un chroniqueur, « « la gestion des services publics par le privé semble avoir échoué, et l’opinion publique est désormais largement favorable à ce que les Etats en reprennent le contrôle ». Le journaliste du Monde ajoute que « l’Inde a découvert, quatre décennies plus tard, que le secteur privé ne garantissait pas, à lui seul, la transparence ou l’efficacité, avec des affaires de manipulation de cours boursiers secouant régulièrement ses marchés financiers. » Découverte tardive, puisqu’il s’agit de la maladie originelle du capitalisme.
Si les Etats-Unis de Trump ne restent pas en marge de ce courant, l’exemple le plus symbolique, le quotidien le trouve en Grande-Bretagne où le sidérurgiste British Steel, nationalisé par la trop célèbre Margaret Thatcher en 1988, vient d’être renationalisé le 16 juillet dernier, « pour garantir l’avenir de la production d’acier au Royaume-Uni, protéger des emplois qualifiés et préserver une capacité nationale vitale ». Le nouveau premier ministre, Andy Burnham, a même évoqué la reprise de contrôle de l’eau, du logement, de l’énergie et des transports.
En Italie aussi, Arcelor Mittal a été placé sous tutelle, rappelle le quotidien vespéral. Il n’y a donc que la France où Macron, Lecornu, la droite et l’extrême droite font front commun pour ne pas nationaliser la branche française d’Arcelor Mittal. Au risque de voir le groupe disparaître de l’Hexagone.
Avons-nous, en France, le président, le gouvernement et les partis de droite les plus bêtes du monde ? La réponse est dans la question !
Le coût de la vie augmente, le chômage remonte sérieusement, la dette enfle, le bâtiment est à l’agonie, comme l’agriculture. Et la forêt brûle. Le constat mériterait une réflexion approfondie sur les mesures à adopter d’urgence pour que le pays retrouve son dynamisme en produisant des richesses, avec un contrat social progressiste (dont des salaires revalorisés et égaux pour toutes et tous).
Se détourner de ce mouvement mondial n’est pas un signe de grande intelligence. Ceux qui gouvernent la France aujourd’hui font la preuve de leur volonté de ne pas changer de politique économique pour le plus grand profit des grands groupes. Quitte à abandonner son peuple dans une misère galopante.