Les réactions à la condamnation de Marine Le Pen et quelques sbires sont vraiment indécentes et dangereuses. Oser parler de gouvernement des juges, de décision politique est contraire à la réalité.

Plus indécente encore, l’invitation de TF1 à lui donner la parole et déverser des contre-vérités en se posant comme une victime. Certes, Marine Le Pen ne s’attendait pas à un tel verdict et la chaîne Bouygues nous avait habitué à ce genre de scoop (Sarkozy y a aussi micro ouvert). Mais, devant ce déluge de fausses informations, il aurait utile d’entendre les chefs d’accusation ; il est rare qu’un tribunal explique pendant deux heures les résultats de plusieurs années d’enquêtes avant d’énoncer le verdict.

La condamnation de Marine Le Pen, comme celle de Nicolas Sarkozy, est une bonne nouvelle pour la démocratie. Enfin, oui enfin, des juges n’ont pas cédé aux pressions venues de toutes parts et ont affirmé que l’Etat de droit s’applique à tous les citoyens, candidats ou non à la présidence de la République.

Parce que, quand même, n’oublions pas que le Rassemblement national (et avant lui le Front national), qui prétend gouverner la France, a détourné de l’argent public (plusieurs millions d’euros).

Les juges ont voulu dire que les petits arrangements entre copains étaient terminés et que, pour rétablir la confiance des citoyens envers la vie démocratique, chacun doit respecter la loi, en l’occurrence une loi votée à l’unanimité après l’affaire Cahuzac.

Le verdict ne dit rien d’autre.