Si les jeunes générations ne connaissent pas l’histoire du terme popularisé par De Gaulle, la chienlit, qu’elles regardent l’état de la France. La cinquième puissance du monde se débat dans le désordre, l’anarchie, l’agitation au gouvernement, à l’Assemblée nationale, à l’Elysée (même si Macron parle beaucoup moins).
Alors, certains imaginent des bons mots ; j’ai particulièrement apprécié celui de Philippe Mabille, le directeur éditorial du quotidien économique La Tribune, qui a titré son billet de ce matin : ‘’De Choose France à Loose France’’.
Quand la France s’enlise et que le gouvernement Barnier cherche désespérément des milliards d’économies en faisant les poches des plus pauvres, l’expression de Mabille est plus élégante que les habituels ‘’tout fout le camp’’ ou ‘’rien ne va plus’’.
Les loosers sont au gouvernement, désemparés. A l’image de Rachida Dati, soi-disant ministre de la culture, dont le budget est en peau de chagrin (encore une expression toute faite !). Pour la candidate déclarée à la mairie de Paris « faire payer l’entrée de Notre-Dame, sauverait toutes les églises de France ». La pauvre Rachida parle trop vite, car en voulant bien faire, elle dit des âneries : la loi de 1905 interdit de faire payer l’entrée des lieux de culte !
En revanche, la ministre de la culture est restée muette en lisant un rapport de la Cour des comptes dénonçant l’augmentation du prix des billets pour l’Opéra. Pour les économistes de la rue Cambon, le prix moyen dépasse les 100 euros et les spectateurs sont les plus fortunés.
Si Rachida Dati n’a pas relevé ces ‘’détails’’, c’est que les directeurs de l’Opéra lui auraient aussitôt rétorqué que son ministère leur a annoncé une diminution de leur subvention de 6 millions d’euros qu’il faut bien compenser.
La culture populaire n’est pas le souci de Rachida Dati, ni de Barnier, ni de Macron. On le savait ; on en a la preuve. ‘’Loose France’’ se porte bien, merci. Et c’est la chienlit.