La France a des ministres d’Etat qui cogitent. Un peu à la manière de Laurent Wauquiez qui veut envoyer les pauvres possesseurs d’une OQTF à Saint-Pierre-et-Miquelon.

Pauvre Elisabeth Borne ! Le rapprochement de ses déclarations avec celles du président de la région Auvergne-Rhône-Alpes n’est pas un cadeau. Mais elle l’a quand même bien mérité.

Ne vient-elle pas de déclarer : « Il faut se préparer très jeunes, dès le départ, presque depuis la maternelle, à réfléchir à la façon dont on se projette dans une formation et dans un métier. »

Imaginons un instant les affres de parents en train de remplir le dossier de candidatures Parcoursup pour leur bambin de 4 ans. Et la pression de ces parents sur la gentille maîtresse pour que leur chère ‘’têtes blonde’’, commence à étudier les propriétés des intégrales plutôt que d’éveiller sa curiosité avec des jeux.

Exagération ? A peine. La pression des parents pour que leurs enfants réussissent de brillantes études est une réalité dont les enseignants ont du mal à se départir.

Les discours de la ministre d’Etat sont choquants et font la démonstration des divagations idéologiques d’un gouvernement aux ordres des grands groupes et de la finance.

Renversons ce gouvernement et redonnons aux enseignants le goût d’enseigner des savoirs et de former des citoyens. Avec de réels moyens. C’est déjà un très beau programme. L’orientation viendra suffisamment tôt.