Donald Trump aime se mettre en scène. Aussitôt la passation de pouvoir terminée, il s’est rendu dans une salle de spectacle où l’attendaient 20 000 supporters exaltés pour signer ses premiers décrets. Le succès était assuré, d’autant plus que le premier accordait la grâce à 1500 auteurs des violences du 6 janvier 2021 au Capitole.

Trump a justifié leurs condamnations en prétendant qu’il s’agissait d’une grave injustice nationale. Au Far-West, tout est permis, même l’usage de la violence et du port d’arme. Ensuite, on compte les morts. Aux Etats-Unis, Trump exalte le culte de la force (celle des plus riches).

Le nouveau président a ainsi justifié une tentative de coup d’Etat. Sous les applaudissements du gratin fasciste international (et de Bernard Arnault et sa famille). 

Au total, Trump a annulé dès son entrée en fonction, entre une cérémonie, un dîner de gala et une apparition au milieu de ses fans, pas moins de 78 décrets de Joe Biden, touchant à tous les domaines et plus particulièrement la santé, le climat et l’immigration.

Trump, comme la droite française, est obsédé par l’idée du grand remplacement de la ‘’race blanche’’. On imagine Retailleau et Darmanin, Le Pen et Ciotti en transe comme les supporters du président américain et prenant des notes pour nous présenter des mesures identiques dans les prochaines semaines.

Dans son discours au Capitole, l’inculte Donald Trump a qualifié le droit du sol de ridicule ; Retailleau n’a pas dit autre chose à propos de Mayotte. Dans un cas, aux Etats-Unis, ce droit est inscrit dans le 14e amendement de la Constitution, ratifié en 1868 ; dans l’autre cas, en France, ce droit figure à l’article 21-7 du code civil depuis 1804. Les batailles juridiques et politiques risquent donc d’être âpres et difficiles. Les excités cyniques de la race blanche poursuivent néanmoins leurs croisades nauséabondes et mensongères en s’appuyant sur une opinion manipulée par des médias (notamment sociaux) déversant la haine et les fausses informations.

On assiste au même spectacle de chaque côté de l’océan Atlantique ; seule différence, le bateleur milliardaire américain est plus grossier que ses imitateurs français.