La prétendue démocratie américaine a quelque chose de sidérant ; les élections se sont déroulées en novembre et la cérémonie d’investiture se déroule deux mois plus tard. Pourquoi si tard ? Trump, le fasciste impatient, n’a pas attendu pour prendre le pouvoir ; sa grande fête apparaît superfétatoire, sinon qu’elle permet la réunion de l’internationale fasciste (il y aura beaucoup de monde aux côtés du milliardaire).
Et la France dans tout ça ?
Elle a un premier ministre aussi menteur que les précédents. François Bayrou a lancé une concertation sur les retraites en manipulant les chiffres et en précisant que les discussions doivent être rapides et sans tabou.
Il a dit dans son discours de politique générale que « sur les plus de 1000 milliards de dette supplémentaire accumulés par notre pays ces dix dernières années, les retraites représentent 50 % de ce total. ». Les économistes sérieux se sont étouffés en l’entendant. L’ex-professeur de lettres sait compter, mais il sait encore mieux mentir.
Le Medef a applaudi l’autre mensonge du premier ministre. Si la concertation est sans totem, ni tabou, François Bayrou a tracé une ligne rouge : l’accord éventuel ne pourra pas coûter plus cher que le texte Barnier. Le patronat qui ne veut pas augmenter ses cotisations n’a donc aucun intérêt à conclure avec les syndicats.
La ficelle est grosse, trop grosse.
De quoi faire bondir la CGT qui a des idées pour augmenter les recettes du système de retraites par répartition comme mettre à contribution l’intéressement et la participation, augmenter de 0,5 point de la cotisation patronale, soumettre les revenus financiers à cotisations sociales, créer une contribution pour l’égalité femmes/hommes, etc. La centrale a calculé que ces mesures, si elles étaient adoptées dès maintenant, pourraient rapporter 40 milliards d’euros en 2025.
On est loin des mensonges de Bayrou. On est encore plus loin de la politique illibérale de Donald Trump. On est loin de la démocratie autoritaire et du fascisme.
Il serait temps de changer de cap pour qu’un grand vent démocratique souffle sur la planète.