L’Institut national de la consommation (INC), liquidé. Sa revue ‘’60 millions de consommateurs’’, mise en vente. Son émission de télévision’’Consomag’’, disparue des grilles du service public. Et pour réaliser la mise à mort du consumérisme, il a suffi d’un simple décret publié le dimanche 29 mars au Journal officiel.
L’INC, établissement public sous l’autorité du ministère de l’économie, avait été créé en 1966 ; son magazine a soulevé bien des scandales liés à la consommation, dont celui des poupées sexuelles à caractère pédopornographique de Shein.
Sa liberté d’investigation et ses révélations li avaient attiré de nombreuses inimitiés du côté des industriels et des trusts de la chimie (notamment les fournisseurs de pesticides.
L’INC a été à plusieurs reprises mis en cause par la Cour des comptes, volant au secours d’un Etat obéissant aux exigences du patronat. Merci pour les salariés.
On a dû sabrer le champagne au siège du patronat des fabricants de pesticides, mais pas seulement. Preuve que ce gouvernement (et pis, tout ce régime) est frelaté. Il a trouvé une nouvelle source d’économie ; tant pis pour les consommateurs qui n’auront plus cet Institut pour dénoncer toutes les dérives des industriels et qui seront privés de leur magazine pour être informés.
Une simple signature au bas d’un décret, sans doute relu et corrigé par les bénéficiaires, c’est simple et sans risque, alors que les industriels du pétrole et de la pétrochimie ponctionnent les poches des Français et, parfois, les empoisonnent.
Avec ce régime, un scandale chasse l’autre. Grâce à un simple décret.
Elle est pas belle la démocratie ?