Le gouvernement racle les fonds de tiroirs ; il rogne sur tous les budgets et fait preuve d’une imagination délirante pour ne pas aller chercher l’argent chez les riches.
Dernier exemple en date, le financement des universités.
En janvier dernier, il avait nommé une énième commission pour étudier le modèle financier de nos établissements d’enseignement supérieur.
Le ministre, Philippe Baptiste, ne doit pas être déçu du résultat de la docte commission. Celle-ci, pour que les universités puissent « faire face à un risque majeur d’appauvrissement et de dysfonctionnement d’un nombre croissant d’universités si le modèle reste en l’état », n’a pas trouvé mieux que de préconiser de quintupler les frais d’inscription » et d’enfoncer le clou en prétendant que la hausse est « modérée » (sic).
La commission était co-présidée par Jérôme Fournel, inspecteur général des finances et ancien directeur de cabinet du Premier ministre, et Gilles Roussel, président de l’Université Gustave Eiffel et ancien président de la Conférence des présidents d’université. Le ministre osait prétendre que « leur expérience et leur connaissance approfondie des enjeux financiers, institutionnels et universitaires garantiront la crédibilité et l’impartialité de la démarche. »
Le ministre n’en attendait pas moins, mais les étudiants pourront le remercier quand ils devront trouver les sommes imposées pour leur inscription.
Le danger est grand de fermer la porte des universités à des nombreux étudiants des milieux modestes. Au fond n’est-ce pas le but recherché par un président et un gouvernement issu de la bourgeoisie ?