La violence des attaques contre le service public de l’audiovisuel inquiète ses salariés ; elle devrait inquiéter plus encore ceux qui rêvent d’une démocratie épanouie.
C’est Rachida Dati, la ministre de la culture, qui est chargée des basses œuvres ; dans son rôle, la ministre inculte est pathétique, brutale, mais ses mensonges sont si énormes qu’elle perd son peu de crédibilité. Ses colères en direct à la télévision sont tragiques.
Rachida Dati n’est qu’une pitoyable exécutante d’un gouvernement aux abois, qui voit la consommation et l’inflation ralentir. Les deux éléments combinés sont une mauvaise nouvelle pour les finances publiques. Si la consommation et l’inflation ralentissent, ce sont autant de recettes en moins (la TVA rapporte moins et les intérêts de la dette augmentent) et le déficit des finances publiques enfle.
Les ministres en charge du dossier n’ont pas pris le temps d’expliquer à Rachida Dati que les coupes dans les budgets sont devenues vitales puisqu’ils se refusent à taxer les plus riches. Alors Rachida Dati étale les arguments les moins justifiés pour couper drastiquement dans les crédits accordés à France Télévisions, Radio France, l’INA, mais aussi la culture. Embourbée dans ses mensonges, elle menace à défaut de pouvoir convaincre. Le spectacle est pitoyable
En outre, elle se permet de mener, aussi, une guerre personnelle et idéologique contre les journalistes et le service public ; jouant les vertus outragées elle dénonce ceux qui ont osé révéler ses turpitudes avec la justice ou simplement lui poser des questions sur des affaires de conflits d’intérêts. Le journaliste fait son travail d’informateur en direction de citoyens qui sont en droit de savoir dans une démocratie.
Décidément, il est temps pour le peuple de reprendre ses affaires en main et de renvoyer ces gribouilles idéologues du libéralisme.