Emmanuel Macron, humilié, déclare vouloir donner la parole au peuple. Lui, le parfait exemple du souverain autoritaire, qui prônait le pouvoir vertical, lui, le président qui n’a pas entendu le peuple quand il se soulevait massivement contre sa loi travail, contre sa réforme de l’assurance-chômage, contre sa loi immigration, ses réformes de l’enseignement, l’agonie de notre système de santé, vient de prendre un pari fou : dissoudre l’Assemblée nationale.

Lui, l’homme politique héritage de François Hollande qui voulait faire barrage à la famille Le Pen, a déroulé le tapis rouge à la fille d’un nauséabond personnage qui n’a pas hésité à pratiquer la torture en Algérie.

Il feint de se sauver lui-même en jouant sa dernière carte du poker menteur. 

Il s’est humilié lui-même en abusant des médias, intervenant lui-même dans la campagne après avoir convoqué des journalistes-potiches, en imposant aux chaînes l’organisation d’un débat entre son premier ministre et la tête de liste des Le Pen. Sans vergogne.

Ce président ose tout, mais il a fini par se perdre, entraînant le peuple de France dans une aventure folle. François Ruffin l’a traité vulgairement de taré, disant tout haut ce que beaucoup de citoyens pensent. Il faut être vraiment taré pour favoriser l’ascension dans la population d’une clique peu ragoutante qui exploite la misère comme l’ont fait avant elle tous les partis fascistes ou fascisants.

On ne peut pas exonérer la gauche, toute la gauche, de ses responsabilités dans la situation de crise que connaît le monde politique.

On peut encore aujourd’hui se poser la question de savoir où est la gauche ; mais il va bien falloir que cette gauche, honnête et solidaire avec les miséreux, se retrouve enfin pour stopper la montée de la bête immonde, expulser l’actuel locataire de l’Elysée, en créant un nouveau Front populaire