C’est inouï ce que la bêtise peut amener à dire. Gérald Darmanin, ministre (confirmé) de l’intérieur s’est félicité que le Conseil constitutionnel valide l’intégralité du texte de loi immigration. Il estime que la censure (totale ou partielle) par le Conseil constitutionnel de 35 articles sur 86 (considérés comme des cavaliers législatifs) ne touche pas au projet dont il était l’initiateur.

A l’époque, il ne semble pas l’avoir entendu dénoncer le texte amendé par le Sénat et ses anciens amis.

Qu’on ne s’y trompe pas, aujourd’hui, il se félicite que « jamais un texte n’a prévu autant de moyens pour expulser les délinquants et autant d’exigence pour l’intégration des étrangers ». Rien à ajouter, sinon que le gouvernement vient de prendre quand même une claque monumentale, quoi qu’il dise.

La loi validée par le Conseil constitutionnel (ce qu’il en reste) est largement inspirée par les positions historiques de la droite extrême (de Marine Le Pen à Ciotti). Gérald Darmanin s’est ainsi rapproché de sa famille d’origine, marquée par le rejet de l’immigré, qualifié nécessairement de délinquant.

Quant à Emmanuel Macron, qui a laissé agir son ministre, il préfère parler du bouclier qui nous manquait et d’un réarmement démographique qui a heurté, à raison, de nombreuses femmes dénonçant l’instrumentalisation des corps, pour que la France reste la France.

Le pétainisme (teinté de racisme) revient au galop, pour le plus grand bonheur du Rassemblement national. Et Macron est devenu le grand ordonnateur de ces manœuvres militaires d’un autre siècle.

Pour que la France reste la vraie France, celle de 1789, de la devise, Liberté, Egalité, Fraternité, celle du Conseil national de la Résistance, il faut chasser Macron et Darmanin, et en finir avec la famille Le Pen. Pour rétablir une vraie démocratie, c’est-à-dire avec le gouvernement du peuple, par le peuple et pour le peuple.

Noble tâche ; tâche urgente et nécessaire.